Coacher avec le Kintsugi – l’art de sublimer ses fêlures

L’art japonais du Kinstugi trouve sa source dans une légende :

« Le Shogun Ashikaga Yoshimasa avait un précieux bol chinois qu’il utilisait toujours lors de la cérémonie du thé. Un jour, ce bol fut malencontreusement brisé, alors il l’envoya donc en Chine pour le faire réparer. Quelle déception au retour de l’objet après de longs mois, le bol était couvert de vilaines agrafes métalliques qui le défiguraient et il n’était plus étanche! Il chargea donc ses meilleurs artisans de trouver une meilleure technique, en insistant pour garder les traces de cet incident. C’est alors qu’un artisan eut l’idée de le recoller minutieusement les morceaux et de recouvrir de poudre d’or les lignes de brisure, rendant ainsi le bol encore plus beau, précieux et unique qu’avant ! Le Kinstugi était né. »

Kintsugi signifie littéralement « jointure à l’or », il s’agit ainsi de sublimer les fêlures de l’objet abîmé en les soulignant avec de la véritable poudre d’or au lieu de chercher à les masquer.

Au-delà d’un art ancestral et délicat, c’est une philosophie que l’on peut transposer à sa propre vie : plutôt que de dissimuler ses incidents de vie, ses failles et ses trébuchages, le coaching permet de revisiter son parcours de vie en retirant le meilleur de toutes les expériences, agréables ou pas, réussies ou pas. C’est aussi une école de la patience, du lâcher-prise, du respect de la matière et de ses limites, un éloge du temps long qui permet des réparations durables et solides.

En atelier de groupe, comme en accompagnement individuel, je reprends avec mes clients leur parcours professionnel : nous osons l’anti-CV, nous reprenons les étapes des maîtres Kintsugi pour cheminer ensemble, j’emploie des métaphores et mobilise l’approche narrative pour décoder l’histoire qu’ils se racontent et qui les freine afin d’en construire une autre, celle dans laquelle ils pourront déployer plus sereinement leurs forces.

Ainsi, il est possible de tirer les apprentissages de chaque expérience de vie, de transformer ses « échecs » en nouvelles ressources pour la suite de ses projets, de les assumer et même les sublimer.